Bob Marley
Bob Marley naît sous le nom de Robert Nesta Marley le 6 février 1945, à Nine Miles, dans la paroisse de Saint Ann, en Jamaïque. Il est né d'une mère noire jamaïquaine, Cedella Malcolm, et d'un père blanc d'origine anglaise, Norval Marley. Ce dernier était âgé d'une cinquantaine d'années et était capitaine du régiment britannique aux Indes Occidentales, il n'a eu que peu de relation avec son fils Nesta.
L'enfance du petit Nesta se passe dans à Nine Miles, où les habitants ont conservé de nombreuses traditions issues de leur ascendance africaine, ce qui confère à Marley une aura de mysticisme dans laquelle il vit au jour le jour.
L'enfant Marley souffre de l'absence de son père. Ce dernier le fait venir à Kingston lorsqu'il a cinq ans pour étudier. Sans nouvelles de son fils, Cedella apprend dix huit mois plus tard que Nesta n'allait pas à l'école et que son père l'avait confié à un couple âgé pour lequel il travaillait. Alarmée, elle décide de ramener son fils à Nine Miles.
Dans les années 50, alors qu'il rentre à peine dans l'adolescence, Nesta Marley quitte Nine Miles pour retourner à Kingston, où il s'installe dans le ghetto de Trenchtown, ainsi nommé car il aurait été construit sur une tranchée d'égout. Trenchtown est un quartier très pauvre où les habitants résident dans des logements sociaux en béton, d'un ou deux étages, construits autour d'une cour (ce qu'ils appellent "yard") avec des équipements communs pour la cuisine et l'hygiène. Très vite, le jeune Nesta apprend a se défendre contre les voyous et les délinquants du quartier, les gens finissent par le respecter et il acquiert le surnom de Tuff Gong.
Mais malgré la pauvreté, le désespoir et les activités douteuses menées par certains habitants du ghetto, Trenchtown était un endroit culturellement riche où Bob Marley a puisé tous ses talents musicaux. C'est là qu'il fait la connaissance de Bunny Livingston, avec qui il chante des cantiques et des succès de soul américaine qu'ils entendent à la radio.
Au début des années 60, l'industrie musicale de l'île de la Jamaïque commençait à se développer. Cela a donné naissance à une forme de musique populaire jamaïquaine baptisée Ska. C'était un mélange entre soul et R & B avec un côté décalé qui a eu une grande influence sur les jamaïquains des ghettos en leur offrant une évasion de leur réalité quotidienne. Avec l'essor de la musique jamaïcaine, la célébrité était alors un objectif tangible pour les jeunes jamaïquains.
Après quelques mois travaillant comme soudeur, à 16 ans Nesta Marley décide de se concentrer sur ses activités musicales. Il fait plusieurs rencontres comme celles de Desmond Dekker et Jimmy Cliff qui l'introduisent auprès du producteur Leslie Kong. En 1962, Nesta Marley enregistre ses premières chansons : "Judge Not", "Terreur" et "One More Cup of Coffee". Malheureusement, ces chansons ne rencontrent pas le succès et Marley reçoit la modique somme de $20 pour ses enregistrements, somme qui était généralement celle que reçevait les jeunes chanteurs débutants en Jamaïque. La légende veut qu'à cette époque, Marley aurait dit à Leslie Kong : "Un jour tu feras beaucoup d'argent avec tes enregistrements, mais tu ne sera jamais capable d'en profiter". (photo: Leslie Kong)
En 1963, Bob et son ami Bunny Livingston commencent à prendre des cours de chants donnés par Joe Higgs, un chanteur à succès qui a formé de nombreux jeunes au rythme, à l'harmonie et à la mélodie des chansons. Higgs présente Peter Tosh à Bob et Bunny et eux trois décident de former un trio appelé The Wailers (les "gémisseurs"). Peter, Bob et Bunny deviennent rapidement de bons amis et Joe Higgs joue un rôle important dans leur orientation musicale. D'autres personnes, telles Junior Braithwaite; Beverly Kelso et Cherry Smith, ont fait partie des Wailers; mais leur participation a été de courte durée et après seulement quelques enregistrements ils ont quitté le groupe.
En 1964, les Wailers font la connaissance de Clément "Sir Coxsonne" Dodd, producteur et fondateur du label One, qui leur signe un contrat et enregistre leurs premiers morceaux. Des chansons aux influences ska et soul, aux paroles fortes dénonçant la pauvreté en Jamaïque, qui rencontrent un important succès local. Le premier single des Wailers, "Simmer Down", où Bob met en garde les jeunes des ghettos à modérer leur tempérament face à la violence, aurait vendu plus de 80.000 exemplaires.
Les Wailers continuent dans leur lancée et enregistrent d'autres titres pour Coxsonne comme "Rude Boy", "I'm Still Waiting" et une première version de "One Love".
Au milieu des années 60, le rythme déjanté du ska se transforme en un rythme plus lent appelé le rocksteady et les croyances de la religion rastafari commencent à atteindre la musique jamaïcaine et les Wailers. Coxsonne Dodd ne prit pas en compte ces changements et cela a déclenché une baisse des ventes chez les Wailers qui ont été accompagnées par des problèmes financiers. C'est pour ces raisons que les Wailers ont alors décidé de quitter Coxsonne et le label One.
En 1966, Cedella, la mère de Bob, déménage aux Etats-Unis, dans le Delaware, avec son nouveau mari jamaïcain nommé Booker. Cette même année, Bob Marley se marie avec Rita Anderson et il part rejoindre sa mère. Là bas, il travaille dans un hôtel et dans une usine sous le pseudonyme de Donald Marley, mais il continue tout de même à écrire des chansons.
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| Bob Marley, Bunny Livingston, Peter Tosh & Rita Marley |
Bob Marley revenu des Etats-Unis, il fonde avec ses amis Peter Tosh et Bunny Livingston le label indépendant Soul'M Wail'N à Trenchtown. Soul'M Wail'N se nomme ainsi parce qu'il est composé des Wailers et des Soulettes, un trio féminin lidéré par Rita Marley. Sous ce label, les Wailers ont eu quelques singles à succès comme entre autres "Bend Down Low". Mais par manques de ressources, Soul'M Wail'N se dissout en 1968.
La même année, Marley écrit aussi son premier titre rasta "Selassie Is The Chapel", financé par un rasta appelé Mortimmer Planno, qui ne rencontre pas le succès. En réalité, Bob Marley et les Wailers n'ont pas de succès concret depuis qu'ils ont quitté le label de Coxsonne.
En 1969, sans recours, Bob repart aux Etats-Unis chez sa mère, où il retourne travailler à l'usine de Chrysler. Il est bientôt rejoint par Rita et ses deux jeunes enfants Cedella et Ziggy.
Au retour de Bob en 1970, lui et les Wailers accourent à un de leur vieil ami producteur Lee "Scratch" Perry. Ce dernier est un pionnier dans le développement de la dub, une ramification du reggae où la drum et la basse sont mis en avant. Il accepte de produire Bob Marley & the Wailers et donne un nouveau ton au groupe, une nouvelle indentité davantage révolutionnaire et engagée. Ensembles ils enregistrent plusieurs chansons comme "Duppy Conqueror"; "Sun is Shining"; "Soul Rebel" ou "400 Years". Ces titres ont jeté les bases du reggae. La collaboration des Wailers avec Lee Perry figure sur le premier album de Bob Marley & The Wailers : "Soul Rebels", le premier album du trio vocal sorti au Royaume Uni (nb: les dates de la sortie de cette album ne sont pas claires, elles se situent pourtant entre 1970 et 1973). Cependant, les Wailers se virent obligés à rompre leur relation avec Perry lorsqu'ils s'aperçurent qu'il était l'unique bénéficiaire des droits de l'album.
| Bob Marley & The Wailers, avec Chris Blackwell |
Jimmy Cliff avait récemment quitté le label Island Records et Chris Blackwell vit en Marley l'artiste idéal pour combler le vide laissé par Jimmy et attirer un public voué à la musique rock. Blackwell dit :
"Je m'occupais de la musique rock, qui était la vraie musique rebelle, et j'ai senti que c'était vraiment la façon de rompre avec la musique jamaïcaine. Mais j'avais besoin de quelqu'un qui pourrait être cette image de rupture. Quand Bob est entré, j'ai su qu'il serait cette image."Le début des années 70 a vu la montée du chômage, de la nourriture rationnée, de l'omniprésence de la violence et de la mainmise du FMI sur l'économie jamaïcaine, en raison de diverses politiques d'ajustement structurel. Cela a fortement contribué et influencé à la conscience sociale aiguë qu'assimila Bob Marley et que l'on retrouvait dans ses chansons.
L'album "Catch A Fire" sort en avril 1973 dans une fanfare médiatique et obtient un succès international. Des tournées en Angleterre et aux Etats-Unis ont vite été arrangées et la vie de Bob Marley a été changée à jamais.
Après le succès de la tournée de "Catch A Fire", les Wailers enregistrent rapidement un deuxième album qui sort en octobre 1973, intitulé "Burnin". Cet album comporte certaines des chansons les plus célèbres de Bob Marley & The Wailers, telles leur hymne intemporel d'insurrection "Get Up Stand Up" ou "I Shot The Sheriff", qui fut reprise par Eric Clapton au Billboard Hot 100 en 1974. Le fait qu'une chanson de Bob Marley ait été reprise par un artiste comme Clapton éleva fortement la popularité internationale de Bob en 74.
Cette même année 1974, Peter Tosh et Bunny Livingston quittèrent le groupe.
En 1975 sort le troisième album de Bob Marley "Natty Dread", c'est le premier album dont les crédits sont attribués à Bob Marley & The Wailers. Les harmonies vocales de Peter Tosh et Bunny Livingston ont été remplacées par l'I-Threes. Un trio vocal composé de Rita Marley, Marcia Griffiths et Judy Mowatt. Les Wailers se sont largement agrandis, ils comptent maintenant parmis eux : Family Man, Carly Barret et Junior Marvin à la guitare rythmique, Al Anderson à la guitare, Tyrone Downie et Earl "Wya" Lindo aux claviers et enfin Alvin "Seeco" Patterson aux percussions.
Les chansons de cet album sont caractérisées par des paroles fortes, spirituelles et armées d'une puissante conscience sociale. "Natty Dread" est une célébration du reggae aux influences blues, il se compose de titres comme "Lively Up Yourself"-une chanson avec laquelle Bob ouvrait nombres de ses concerts- "Natty Dread", qui a joué un rôle important dans l'introduction du Rastafarisme dans le monde et la célèbrissime et poignante "No Woman No Cry", qui rappelle la jeunesse de Bob dans son ghetto de Trenchtown. "Natty Dread" est un succès aussi bien commercial que critiqué et atteint le numéro 44 aux Billboard Black's Album Charts et le numéro 92 aux Pop Album's Charts.
L'année suivante, Bob Marley & The Wailers entament une tournée européenne réussie qui comprenait deux dates au Lyceum Theatre de Londres. Les performances réalisées lors de ces deux concerts ont été reproduites sur l'album "Bob Marley & The Wailers Live", album qui présente une version mélancolique de "No Woman No Cry" qui entre au Top 40 du Royaume Uni et qui devient la version la plus connue de la chanson.
En 1976, Bob Marley est officiellement une star internationale avec la sortie de son album "Rastaman Vibration" qui entre directement en huitième place au Billboard Top 200. C'est un album engagé qui offre une meilleure compréhension du Rastafarisme au monde, qui à ce moment là avait les yeux rivés sur Bob Marley. Cet album est composé de titres socialement forts comme "Baldhead Crazy" qui dénonce l'éducation comme un lavage de cerveau, ou "War", un titre inspiré d'un discours de Sa Majesté Selassie aux Nations Unies en 1963. Trente cinq ans après sa sortie, "Rastaman Vibration" reste un album à l'esprit innataquable d'égalité et de liberté.
A la fin de l'année 1976, Bob Marley est considéré internationalement comme le lider mondial du reggae, qui avait popularisé les croyances rastafari à niveau planétaire. Dans son pays, en Jamaïque, Bob inspire une immense fierté pour ceux qui ont adhéré à son message. Cependant, la célébrité de Bob amène aussi des divisions au sein du peuple jamaïquain qui à l'époque vivait une difficile période politique. En effet, le pays était séparé entre les conservateurs du People's National Party et les libéraux du Jamaican Labor Party. A ce moment là, la Jamaïque souffrait de dures violences et attentats entre les membres d'un parti contre l'autre. Avec l'intention de supprimer les tensions, le Ministère Jamaïquain de la Culture demande à Bob Marley d'être la tête d'affiche d'un concert gratuit et sans propagande politique, le Smile Jamaica. Le concert se planifie pour le 5 décembre 1976 à Kingston.
Néanmoins, deux jours avant l'évènement, Bob est victime d'une tentative d'assassinat à son domicile de Kingston pendant qu'il répétait avec les Wailers. Des hommes armés par balles ont tiré à bout portant sur la résidence de l'artiste. Par miracle, personne n'a été tué et Bob a échappé à toute blessure grave. Rita Marley a du être internée à l'hôpital pour une blessure de balle qui lui a rasé la tête, mais heureusement elle en sortit le lendemain. Malheureusement le manager de Bob, Don Taylor, reçut cinq balles dont une dans la moelle épinière et dût être transporté d'urgence par avion au Miami's Cedars of Lebanon Hospital.
Il est clair que le but des auteurs du drame était double : empêcher Bob Marley de monter sur scène pour le Smile Jamaica, et/ou faire taire l'esprit revolutionnaire de sa musique. Dans les deux cas, leur tentative a échoué. Le jour du concert, Marley monte sur scène et interprète sa chanson "War" en signe de défiance et de provocation. Le Smile Jamaica attire environ 80.000 personnes. Peu après le Smile, Bob décide de s'isoler et d'informer peu de gens de son endroit de résidence.
(La vidéo ci-dessous est une partie de la performance de Bob au Smile Jamaica)
Trois mois après le Smile Jamaica, on apprend que Bob s'est envolé pour Londres, où il y reste pendant un peu plus d'un an. Là-bas, il enregistre les albums "Exodus" et "Kaya". En 1977, "Exodus" est un appel au changement, influencé par les croyances rastafari ("the movement of Jah people") et qui intègre les préoccupations politiques du moment, tout ceci dans un amalgame de reggae, rock et soul funk. Le second single de cet album, "Jamming", avec sa mélodie sensuelle, se place dans le Top 10 britanique. "Exodus" est incontestablement le meilleur album de Bob Marley & The Wailers, avec une durée de 56 semaines dans les charts du Royaume Uni et un succès que l'artiste et sa bande n'avaient jamais connu auparavant.
1977 est aussi l'année où Bob Marley apprend qu'il est victime d'un cancer qui a prit racine dans son gros orteil suite à une blessure mal guérie qu'il s'était faite en jouant au football.
En 1978, "Kaya" est un album plus décontracté. Dès sa sortie, il se met en quatrième place des charts britanniques, aidé par les singles romantiques "Satisfy my Soul", "Is This Love ?", la chanson titre "Kaya"-qui est un hommage à l'herbe que Marley a fumé tout au long de sa vie- le sombre "Running Away" et "Time Will Tell", qui sont des réflexions profondes sur la tentative d'assassinat de Décembre 1976.Le 22 avril 1978 Bob fait son retour triomphal en Jamaïque avec un concert exceptionnel : le "One Love Peace Concert" au National Stadium de Kingston. L'évènement fût une autre tentative du chanteur pour apaiser les tensions entre le PNP et le JLP, il réunit une dizaine de figures importantes du reggae de l'époque et l'acte fut surnommé le "Woodstock du Tiers Monde". L'image mémorable de son concert demeure au moment où, tandis que les Wailers chantent "Jamming", Bob invite sur scène le politicien du conservateur People's National Party Edward Seaga et le Premier Ministre (du parti opposé) Michael Manley à se serrer la main, en signe de paix. Bob Marley, serrant sa main gauche sur les leurs, a levé leurs bras et scandé "Jah Rastafari !". Cet instant à été l'objet de polémiques, la conclusion en dit que ce serrage de main était davantage une image de publicité pour chacun des deux membres concernés qu'un geste significatif au vu des résultats donnés après le concert, où les choses sont restées les mêmes. Ceci étant dit, l'acte a attiré l'attention des Nations Unies, qui ont invité Bob Marley à New York le 6 juin 1978 afin de lui remettre une Medaille à la Paix pour sa tentative courageuse d'amener la trêve aux conflits politiques de la Jamaïque.
(Ci-dessous la vidéo de ce moment historique, on peut le voir à partir de 3:55)
A la fin de l'année 1978, Bob Marley & The Wailers ont fait divers voyages, entre autres au Japon; en Australie, ou en Afrique et particulièrement en Ethiopie, le berceau du Rastafarisme. Là-bas, ils ont logé dans une sorte de "campement" logé sur un terrain vaste de plusieurs hectares créé par Sa Majesté Haile Selassie pour acceuillir les rastas rapatriés en Ethiopie. À la capitale, Addis-Abeba, Bob visite plusieurs sites importants pour le Roi Selassie et plusieurs sites historiques ethiopiens. Après ce "retour aux sources", le chanteur et son groupe font aussi une visite en Europe et en Amérique, visites qui restent gravées sur le second album live de Bob Marley & The Wailers : "Babylon By Bus", album apprécié des critiques.
A l'été 1979 le neuvième album de Bob Marley, "Survival", est présenté au public. De la chanson d'ouverture, "Wake Up And Live" jusqu'a la conclusion "Ambush In The Night" -sa déclaration définitive sur sa tentative d'assassinat-, "Survival" est un album brillant, progressiste et appelant à la solidarité envers l'Afrique. Cet album comporte entre autres les singles "Africa Unite" et "Zimbabwe". Ce dernier titre a son importance car en avril 1980, Bob Marley et les Wailers ont été invités par le président Robert Mugabe à la cérémonie officielle de l'indépendance du Zimbabwe, ancienne colonie anglaise. Ce grand honneur reconfirme l'importance du reggae et du rastafarisme comme une force unificatrice et libératrice au profit des peuples du monde.
En 1980 sort le dernier album du vivant de Bob Marley. "Uprising" comporte des titres immortels tels que "Forever Loving Jah"; "Zion Train", le mélange reggae-disco de "Could You Be Loved" et la profondément spirituelle "Redemption Song". La même année 80, Bob Marley & The Wailers entament une grande tournée européenne, où ils atteignent des records d'audience, et une autre tournée américaine qui se termine le 23 septembre 1980 à Pittsburgh, Pennsylvanie. Ce concert est le dernier que Bob Marley aura donné.
En effet, le spectacle de Pittsburgh arrive deux jours après que Marley ait apprit que son cancer, qu'il a depuis 1977, a métastasé et s'est propagé dans tout son corps. Pendant huit mois alors, Bob combat courageusement contre la maladie, il fait même un voyage en Allemage pour y subir un traitement dans une clinique réputée. En début mai 1981 il quitte l'Allemagne pour retourner en Jamaïque. Il ne termine malheuresement pas son voyage et meurt des suites de son cancer dans un hôpital de Miami le 11 mai 1981. Dix jours après sa mort, des funerailles nationales sont célébrées avec la présence des deux leaders des partis politiques jamaïaquains Edward Seaga et Michael Manley et des centaines de milliers de spectateurs qui obsèrvent avec tristesse le cortège de voitures qui emmènent Bob Marley de Kingston à son endroit de repos final : un mausolée dans sa ville natale de Nine Miles.
Trente ans après la mort de Bob Marley, la légende vit plus que jamais. Sa musique reste la plus importante quant à la célébration de la vie et l'incarnation de la lutte humaine.
One Love
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| Bob Marley, 6 février 1945-11 mai 1981 |




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